Un défi décliné… au féminin !

En 2010, Vianney Châtillon, alors professeur de chant au sein du groupe scolaire Saint Dominique, au Pecq (Yvelines), fonde la manécanterie des Petits Chanteurs de Saint Dominique. Après le départ de Vianney, en 2015, Bénédicte Jorrot postule pour en reprendre la direction mais est finalement embauchée pour une autre belle aventure : la création d’un chœur de jeunes filles, sur le même modèle ! Un défi qu’elle accepte immédiatement avec enthousiasme. « Mon rêve a toujours été de diriger un chœur d’enfants. Le chœur existe maintenant depuis plus de 5 ans. Au début, les jeunes filles étaient 39, elles sont maintenant une cinquantaine. Il s’agit donc d’un chœur à voix égales, sans voix d’hommes. Cette constitution permet aux chanteuses, à leurs familles et à leur public de découvrir de belles pièces peu connues car les chœurs comme celui-ci sont peu courants ».

Le chœur est baptisé « Ensemble Kaïre Maria », « Réjouis-toi Marie » en grec. C’est le début du Je vous salue Marie. Les musiciennes sont ainsi confiées à la protection de la Vierge Marie, modèle de pureté, de délicatesse et de douce présence pour ces jeunes filles.

Véritable école de chant polyphonique et liturgique, à raison de trois heures hebdomadaires de chant choral, notre chœur, attaché à l’esprit salésien, s’efforce de développer chez les jeunes musiciennes, quel que soit leur niveau musical de départ, le goût de l’effortle sens du travail en équipe et une aisance sur scène leur permettant d’interpréter en chœur ou en solistes des œuvres vocales devant un public varié. Nous veillons tout particulièrement à ce que chacune grandisse dans la joie fraternelle et s’épanouisse grâce à l’amour et au travail du chant sacré qui élèvent l’âme, le cœur et la volonté.

Si la mission principale de l’Ensemble Kaïre Maria est de chanter la messe, que ce soit en paroisse ou à l’école, en mettant ses voix au service de Dieu, il rayonne également en donnant des concerts, notamment pendant la période de Noël, à la fin de l’année scolaire et à l’occasion de ses tournées estivales.

L'ame

« À tout bien prendre, la musique n’est que la projection dans l’ordre sonore de la vie profonde de l’âme ; et ce n’est pas tant la voix qui chante que l’être tout entier qui vibre et se traduit par elle. » Dom Gajard, Etudes grégoriennes, 1957. La musique est l’un des chemins qui élèvent l’âme jusqu’à Dieu, elle est un « espace de résonance au sein duquel la créature fait l'expérience du Dieu présent au plus intime d'elle-même », selon saint Augustin. Dans la rencontre de l’homme avec Dieu, l’âme a besoin d’aide pour se détacher des réalités et des pensées terrestres. Par son harmonie et son équilibre, la musique introduit aux mystères divins, en donnant plus de poids aux mots. Nos jeunes filles apprennent à chanter en priant ou à prier en chantant, avec toute leur âme.

Le coeur

« D’innombrables croyants ont alimenté leur foi grâce aux mélodies qui ont jailli du cœur d’autres croyants et sont devenues partie intégrante de la liturgie, ou du moins concourent de manière remarquable à sa digne célébration. Par le chant, la foi est expérimentée comme un cri éclatant de joie et d’amour, une attente confiante de l’intervention salvifique de Dieu. » (saint Jean-Paul II, Lettre aux artistes, 4 avril 1999, nº 12) Par la pratique de la musique, nos jeunes filles apprennent à développer leurs qualités de cœur, en travaillant l’écoute et l’attention aux autres. Chanter en chœur signifie être attentif au travail des autres membres de l’ensemble, indulgent et patient envers les moins doués, humbles par rapport aux plus favorisés.

La volonté

« C’est précisément parce que le son est doué, parmi tous les moyens artistiques, d’une particulière force de pénétration dans les esprits, que l’on doit considérer la musique comme un moyen destiné à ennoblir l’homme et à favoriser ses facultés les meilleures. » (saint Jean-Paul II, Lettre à Monseigneur Bartolucci, 6 août 1985). L’apprentissage du chant sacré demande patience et persévérance. Nous nous efforçons de développer le goût de l’effort chez nos jeunes filles, en leur apprenant à ne pas se laisser rebuter par les difficultés.